Ce billet retrace mon humble réflexion sur le sujet, ne vaut pas parole d’expert et n’est pas sponsorisé. Si ça peut en aider d’autres dans leur choix ….

Cela fait bientôt 15 ans qu’une fidèle plaque de cuisson halogène/radiant faisait office dans la cuisine.
Marque Rosières, 2 foyers radiants, 2 foyers halogènes et touches sensitives.
Seulement depuis quelques temps le plus grand foyer ne s’arrêtait plus tout seul, obligé de donner des coups dans la plaque pour décoller un relais. Pas pratique, voir dangereux.
Ensuite j’ai commencé à atteindre les limites des possibilités de la plaque avec toutes ces recettes qui demandent des cuissons à la fois vives mais aussi des mijotages et des maintiens au chaud précis.

Deux raisons pour procéder au changement et surtout au choix face à une offre pléthorique.

Gaz ou électricité ?

Le problème ne se pose pas chez moi, pas le gaz de ville et le plan bouteille de gaz à trimbaler je le garde pour le camping, c’est mon petit plaisir de l’été !

Radiant, halogène, induction ?

Dans l’électrique il y a trois grandes technologie, le radiant, l’halogène, l’induction.

Le radiant est parfait pour un mijotage, il possède une certaines inertie avec une montée en température lente. Le récipient doit être adapté au foyer en taille pour ne pas chauffer l’air ambiant.

L’halogène c’est déjà mieux pour une cuisson vive, mais quand on règle sur la moitié de la puissance c’est en fait une alternance de période à 100 % de chauffe avec des périodes d’arrêt entres les chauffes pour refroidir. La cuisson n’est pas linéaire.
Ce qui était vrai avec le radiant pour l’adaptation de la taille de la casserole à la taille du foyer l’est encore plus avec l’halogène qui chauffe l’air ambiant mais aussi tout ce qui se trouve aux alentours comme le mur, la poignée de la casserole, et votre peau! Ca vous donne aussi une jolie ambiance disco rouge écarlate pour ceux qui aiment!!!

Avec l’induction les casseroles sont chauffées directement par un champ magnétique. Pas de perte à chauffer autre chose, donc économie d’énergie et rapidité de chauffe au moins équivalente au gaz. La plaque autour de la casserole reste froide donc les éclaboussures ne brûlent pas, elles partent avec un simple coup d’éponge sans être obligé de frotter et racler comme un forçat !
Au niveau sécurité il y a aussi un autre avantage, la plaque ne chauffe que si il y a un récipient. Aucun risque d’oubli pour les étourdis!
Il existe cependant deux inconvénient : l’induction ne fonctionne qu’avec des casseroles en acier ou fonte. Pour savoir si vos ustensiles sont compatibles induction : un aimant doit coller sur le fond. Si ça ne colle pas c’est l’occasion de faire cadeau de quelques ustensiles à votre entourage et de vous faire cadeau de belles casseroles  !!!
Le deuxième inconvénient c’est le prix qui a pourtant bien baissé depuis une dizaine d’année, mais cela reste plus cher que les autres technologies.
Autre élément à prendre en compte : pas vraiment conseillé pour les porteur de pacemaker et les phobiques des ondes électromagnétiques.

Avec toutes ces qualités, au moins culinaires, il est évident qu’acheter autre chose que de l’induction est une hérésie, mais après avoir choisie la technologie il reste d’autres choix à faire comme les fonctionnalités.

3 ou 4 foyers ?

Induction, radiant, halogène, gaz ....

Crédit photo : Samsung

Mon ancienne plaque avait 4 foyers, dont un en panne, et finalement je ne m’en sortais pas trop mal avec 3 foyers. Alors pour cette nouvelle plaque, 3 ou 4 foyers ???
Finalement à force d’y réfléchir j’ai opté pour 4 foyers dont 2 jumelables pour ne former qu’un seul grand troisième foyer.
Pratique pour les grands plats mais aussi pour tenir au chaud plusieurs petites casseroles de sauce !

Un peu de précision

Autre paramètre important : la précision de chauffe.
En induction, mais cela est aussi vrai en halogène et radiant, la puissance de chauffe de certains foyers est telle qu’il est difficile d’avoir une puissance réduite pour le maintient au chaud ou le mijotage, même au minimum ça chauffe déjà trop. C’est un des reproches que les partisans du gaz ont fait à l’électricité.
Mais les temps changent et maintenant on trouve des plaques avec 15, voir plus, niveaux de réglage. De quoi atteindre la même précision que le gaz. Là aussi ça se paye, c’est dans les plaques haut de gammes que l’on voit ce niveau de réglage.

A la recherche de l’idéal

J’ai donc cherché la plaque qui allierait toutes ces qualités pour un budget en adéquation avec mes moyens!!!

Dans les marques haut de gamme on trouve vite son bonheur mais à des prix …. pas envie de mettre plus dans une plaque de cuisson que mon budget vacances de l’année !!!!

De recherches en recherches je suis tombé sur une marque que je n’aurai jamais imaginé trouver dans la cuisine : Samsung !!
La marque coréenne a déjà envahi le salon avec le lecteur DVD, la chaîne HIFI et l’ordinateur portable. Matériels élégants, sans problème, aucune raison de bouder la marque en cuisine. Je dirai même que si l’esthétique et la qualité se retrouve c’est tout gagnant. Reste une question celle du prix : 700 € . Moins cher à fonctionnalités égales que beaucoup d’autres plaques mais quand même un bon prix.

Internet viendra à mon secours pour trouver le site de commerce en ligne à même de proposer cette plaque à 476 € (juin 2010) sur le site www.webdistrib.com
Je ne commande pas les yeux fermés sur un site internet mais Webdistrib est depuis 2006 une filiale du groupe Boulanger et s’appuie sur sa plateforme pour s’approvisionner. C’est au moins l’assurance que quand un produit est annoncé en stock il y a de forte chance qu’il y soit réellement, ce n’est pas le cas partout.

Le test

Après maintenant 7 mois d’utilisation que penser de cette plaque, répond-t-elle à mes attentes.
Je n’ai aucun regret, mais alors vraiment aucun.

Rapidité, entretien, précision vraiment aucun reproche à faire c’est l’idéal.
La puissance de chauffe est assez bluffante, plus le temps de prendre un café en attend que l’eau des pâtes se mette à bouillir, c’est ultra rapide avec la fonction boost qui pousse la puissance de 50 % pendant quelques minutes.

J’ai fait un test : faire bouillir une casserole avec 1 litre d’eau. Regardez et faites le test chez vous avec le gaz par exemple …  Regarder aussi avec quelle rapidité l’ébullition s’arrête quand je coupe.

La fonction qui coupe la puissance quand il n’y a plus de récipient est vraiment très pratique quand on cuisine un peu rapide. Je m’explique : je lance une cuisson et je dois m’occuper d’autre chose, le four par exemple, je déplace la casserole sur le coté, la plaque détecte qu’il n’y a plus de casserole, elle coupe la puissance mais garde le réglage, je reviens à ma cuisson, je remets la casserole sur le foyer, la plaque remet la puissance sans avoir à toucher à un bouton.

Au niveau précision de la puissance il n’y a rien à dire, c’est parfait pour trouver le bon réglage.

Il m’a semblé reconnaître cette plaque de cuisson dans l’émission MasterChef sur TF1, on ne voit pas très bien le matériel mais j’ai reconnu les touches et le son caractéristique qu’elle émet quand elle n’a plus rien en chauffe et qu’elle s’éteint d’elle même. Les candidats ont eu les mêmes angoisses que nous quand la plaque se plonge dans un sommeil profond dont elle semble ne pas vouloir se remettre. Une séquence verrouillage/déverrouillage la réveille sans problème, mais dans l’urgence d’un concours comme MasterChef il y a de quoi paniquer !!!

Et les chefs ?

De plus en plus de chefs se laisse séduire par l’induction, partiellement ou totalement avec pour eux un paramètre important, le confort, avec une réduction des sources de chaleur à la clé.
Difficile de trouver des informations, l’image du grand chef avec son fourneau à gaz à la vie dure, voici une sélection trouvée sur le net:

Au Grand Véfour, Guy Martin a également opté pour l’induction : «Lorsque nous avons décidé de changer de piano en octobre dernier, il nous fallait un outil de travail très précis et un industriel capable de s’adapter à nos besoins… Avec ce piano et ses cinq double-plaques à induction, on entre réellement dans le détail des cuissons et chaque poste de travail offre désormais un confort maximum»
www.lhotellerie-restauration.fr

Pour le responsable des célèbres Maestro de Bonnet, qui a équipé récemment Marc Meurin, Michel Troisgros, Thierry Marx, la Brasserie de l’Ouest de Paul Bocuse, les pianos froids possèdent des avantages indéniables : confort d’abord puisque l’induction ne dégage pas de chaleur, et économie d’énergie ensuite puisque le temps de chauffe est réduit et que l’on ne consomme de l’énergie que si l’on se sert de la plaque. Michel Troisgros, qui était équipé en plaques électriques en fonte, estime avoir réduit sa consommation électrique de 40 à 50 % en passant au tout induction. Gain de temps aussi puisqu’il n’est plus contraint d’attendre 30 à 35 minutes que la fonte chauffe à son maximum. Facilité et rapidité de nettoyage également en comparaison des 20 à 30 minutes passées à la refroidir, la poncer et la rincer. Économie enfin en produit lessiviel.
Pour
Thierry Marx, l’installation d’un nouveau piano froid Maestro s’est traduit par un net gain de bien-être : la température de la cuisine est passée l’été de 40 °C à 27 °C.
www.lhotellerie-restauration.fr

« A l’exception d’une rôtissoire à gaz, d’une salamandre électrique et des fours à pâtisserie, tous les feux sont à induction. Autour du passe-plat géant, les grands pianos (pas moins de quatre, un «poissons», un «viandes», un «entrées», un dernier pour la Table d’Alice) sont tous extra-plats; en creux, les hémisphères des woks à induction… » Le chateau de Beaulieu – Marc Meurin 2**

L’été dernier le chef s’est d’ailleurs offert un nouveau et somptueux piano tout induction. « Un vrai plaisir de cuisiner et une augmentation très nette de la précision des cuissons », explique-t-il. Carlo joue beaucoup des différents types de cuissons. Il pratique, par exemple, la cuisson à basse température depuis vingt-quatre ans. Il utilise également volontiers la plancha et un tout nouveau grill électrique permettant des cuissons très lentes afin d’obtenir un produit entre le cru et le cuit.
Le cerf – Carlo Crisci 2**

Mise à jour du 2/05/2011 : une reportage sur France3 sur le sujet dans les cuisines de Christopher Coutanceau ** à La Rochelle : http://poitou-charentes.france3.fr/info/la-rochelle-17-les-chefs-pour-l-induction-68571811.html?onglet=videos&id-video=POIT_1407876_260420110908_F3

A venir, un test du four à vapeur Electrolux EOB 980001 X.

Induction, radiant, halogène, gaz ....