Gmag Gastronomie Magazine

Couverture du Gmag 7

Une revue de presse avec ce billet, en espérant vous faire découvrir ce qui n’est plus vraiment une nouveauté, Gmag Gastronomie Magazine, un « journal d’informations comestibles ».
Le numéro 7 vient de sortir et cela fait déjà un an que le premier numéro de ce bimestriel a vu le jour.
Je me souviens de ce premier numéro découvert par hasard chez le marchand de journaux. Un format et un papier type journal, plutôt original au milieu de toutes les nouveautés du moments sur papier glacé.
J’ai feuilleté. Pas beaucoup de pages, une impression de légèreté et un prix (3,80€) que j’ai jugé beaucoup trop cher. J’ai reposé ce premier numéro en me disant que c’était une fois de plus des petits malins qui essayaient de surfer sur la vague gastronomie pour se faire de l’argent à bon compte.

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Couverture du Gmag 4

Je loupe les numéros 2 et 3 quand un jour je découvre la couverture du numéro 4 : »IKEJIME mon amour » !!!
IKEJIME ??? Sauf à être un peu intéressé par la gastronomique japonaise vous ne savez surement pas ce qu’est l’ikejime. Je dois  avouer avoir moi-même découvert cette technique avec la lecture de ce beau livre  Poissons, un art du japonGmag Gastronomie Magazine (un petit chef d’oeuvre en passant).

L’ikejime est une technique japonaise ancestrale qui permet de « tuer » le poisson en le vidant de son sang tout en gardant certaines fonctions actives. Le poisson garde ainsi une fraicheur incomparable jusqu’à son arrivé entre les mains du cuisinier.
Je ne vais pas plus m’étendre sur la technique, ce n’est pas le but de cet article.

Donc le numéro 4 de Gmag fait la une de sa couverture avec cette technique exotique. Première pensée : »Mais qui sont donc ces dingues qui espèrent vendre avec un titre aussi pointu que celui là ??? »  Je ne sais pas quelles ont été les ventes de ce numéro, mais je l’ai acheté.

Ensuite j’ai acheté le numéro 5, et le 6 et j’ai le numéro 7 en main. J’aurai mordu à l’hameçon ? Mais, alors finalement ça parle de quoi ce journal d’informations comestibles ?

Au sommaire

8 rubriques pour ce numéro : News, Dossier, Plats, Tables, Idées, Produits et Portrait.

News

Pour les News ce sont surtout quelques présentations d’ouvrages parus récemment. Pas de photos pour cette partie, et d’ailleurs il y a peu de photos dans l’ensemble de la mise en page. Si je devais comparer à la presse d’information classique on est plus proche du Monde que de l’Equipe.

Dossier

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Le Dossier de ce numéro de Gmag c’est la « gastronomie en solde ». C’est cette partie que je préfère puisque sont traités des sujets que l’on ne retrouve pas ailleurs. L’occasion d’en apprendre un peu plus sur les pratiques des coffrets comme Smartbox ou Wonderbox, et aussi La Fourchette à la fois centrale de réservations et de réductions.

Un peu d’histoire aussi avec quelques prix de repas à de bonnes tables dans les années 87-90. Souvenez vous, c’était l’époque des francs! Par exemple à L’Aubergade à Puymirol en 1990 c’était 450 francs, soit converti en euros 68,60 €. Ce que l’auteur oubli c’est que l’inflation est passée par là et les 450 francs d’hier, même converti en euros, ne font pas les euros de maintenant. En prenant en compte l’érosion monétaire dû à l’inflation on arrive à 96 € de maintenant, pas loin de 30 % d’erreur par rapport aux 68,60 € avancés. Cela relativise l’apparente l’augmentation des prix, mais elle est quand même bien réelle. On peut être fin gourmet mais pas forcément bon en chiffres !
Une présentation de « Restopolitain ». Un autre système de réduction, surtout pour les parisiens. Je ne connaissais pas.

Plat

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Pour le Plat, une pleine page avec une belle photo légendée. Des produits à la cuisson, jusqu’à la dégustation, le plat est disséqué. Cette fois ci c’est une poitrine de cochon, légumes d’hiver et condiment de citron de Bertrand Grébaut. Inutile de vous dire que j’adore cette rubrique !

Tables

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Evidemment il aurait été difficile de ne pas parler de bonnes Tables dans un journal de gastronomie. Vous en saurez plus sur le Café Playel avec sa carte élaborée par Mauro Colagreco avec un entretien avec le chef du Mirazur à Menton.
Un petit tour vers les sommets alpins et gastronomiques avec une présentation du nouveau 1947, la table de l’hôtel du Cheval Blanc à Courchevel. En cuisine (ou presque) Yannick Alléno.
Une comparaison de canard laqué entre les maisons Chez Vong et Chen-Soleil d’Est, références de la cuisine chinoise à Paris, et le Shang Palace, le restaurant chinois du Shangri-La, palace parisien tout récent.
Aoki, pâtissier japonais qui fait des ravages sur le sol français.
Et la métamorphose d’une table des Yvelines tenue par Laurent Trochain. Ce qui était un restaurant bourgeois à la décoration rustique semble avoir pris un coup de jeune avec un sacré changement puisqu’il y a maintenant une épicerie, un bar à fromage et quand même un restaurant classique mais avec des jours d’ouverture restreint. A tester puisque ce n’est pas loin de chez moi.

Idées

Dans la rubrique Idées présentation de la quatrième édition du Paris de chefs, un évènement où les chefs sont en duo avec une personnalité hors milieu de la gastronomie pour une démonstration.

Produits

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Ensuite trois pages Produits où l’on parle de champagnes et de la gestion des grands crus au 1947 à Courchevel.
Il n’y a pas que le liquide, la viande chevaline est aussi présente avec un article très intéressant sur les hauts et les bas de cette boucherie pas toujours comprise.
Un article sur les huîtres là aussi c’est très bien fait on en apprend un maximum en un minimum de mots, l’essentiel, droit au but.
Il y a encore quelques petites choses que je vous laisse découvrir.

Portrait

Le tout finit par le Portrait, portrait du chef Christophe Pelé le chef de la Biggarade. Bien fait, plein d’informations sur sa cuisine.

Et alors ?

Le tout forme un ensemble très intéressant, qui sort de l’ordinaire tant par son format que son écriture effectivement très presse écrite avec des titres à lire en deux fois. C’est pro et finalement cela vaut presque son prix.

On ne trouve peut-être pas Gmag partout, réclamez le, ou alors il faut s’abonner, en plus c’est moins cher !

www.gmag.fr

 

 

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